Qu’est-ce que les SOPK ?  

Les SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) ou syndrome de Stein-Leventhal est une pathologie du système endocrinien se définissant comme l’ensemble de symptômes liés à des cycles menstruels anovulatoires (absence d’ovulation), à un niveau élevé d’androgènes (hormones mâles), ainsi des ovaires d’aspect polykystique à l’échographie. 

Le diagnostic ? 

Le diagnostic est posé lorsque deux de ces trois critères sont identifiés. 

Chaque femme présente une mosaïque de symptômes qui lui est propre tels que l’irrégularité des règles ou l’aménorrhée, le surpoids ou l’obésité, l’acné, l’hirsutisme ou encore les troubles digestifs et la dépression. 

Sa physiopathologie est complexe et multifactorielle. 

Le SOPK s’accompagne de risques graves pour la santé tels que le diabète de type II ou les maladies cardiovasculaires.  

 

Existe-t-il un traitement pour mieux vivre avec ses douleurs et/ou diminuer ses symptômes ?  

Oui. Selon les experts scientifiques, les interventions sur le mode de vie et l’hygiène de la patiente (alimentation, exercice physique adapté, gestion du stress, sommeil) devraient constituer la thérapie de première intention pour le traitement du SOPK.  

En adoptant une approche globale et intégrative de la pathologie, il est tout à fait possible d’en limiter les symptômes voire de les inverser.  

Les interventions sur l’hygiène de vie de la patiente peuvent également permettre de soulager les douleurs. Alternativement ou parallèlement, certaines options médicamenteuses peuvent être privilégiées (notamment pilule contraceptive et anti-androgènes).  

SI les douleurs persistent (notamment règles douloureuses, douleurs pendant les rapports, douleurs pelviennes et/ou abdominales, défécation douloureuse, difficulté à uriner), vous devriez consulter pour détecter une éventuelle autre cause. Cela est vrai même si vous avez déjà été diagnostiquée SOPK. 

 

Quelle contraception pour le SOPK ?  

En matière de contraception, et plus généralement d’approche thérapeutique du SOPK, il est impossible de formuler une réponse générale susceptible de s’appliquer à toutes. Le « one size fits all » ne fonctionne pas. Nous avons toutes des physiologies et des réalités différentes.  

La meilleure contraception sera donc celle qui conviendra le mieux à votre situation spécifique. 

Cela étant dit, et s’agissant de la contraception hormonale, lorsque le soulagement des symptômes du SOPK n’est pas l’objectif principal, il est opportun de discuter avec votre médecin de solutions contraception alternatives à la pilule contraceptive (stérilet en cuivre, cape cervicale, voire même symptothermie). 

Pourquoi ? Car si la pilule contraceptive a pour effet de supprimer toute activité ovulatoire et peut également avoir un effet anti-androgène, le problème est que l’hyperandrogynie aura tendance à s’aggraver à l’arrêt de la pilule. 

Par ailleurs, la pilule contraceptive peut aggraver la résistance à l’insuline qui est l’un des premiers moteurs du SOPK.  

 

Peut-on avoir été diagnostiquée, mais ne pas avoir le SOPK ?  

Sur la base des recommandations émises par la société américaine d’endocrinologie en 2013, le diagnostic du SOPK doit être posé lorsqu’au moins deux des trois critères de Rotterdam sont constatés, à savoir : L’hyperandrogénie clinique, des cycles anovulatoires et des ovaires d’aspect polykystique. 

L’importance de chacun de ces critères dans le tableau clinique du SOPK est sujet à débat. Ils peuvent notamment conduire à diagnostiquer une femme qui aurait des règles irrégulières et des ovaires d’aspects polykystiques, mais pas d’excès d’androgènes. 

Ainsi, il est tout à fait possible d’être atteinte du SOPK en présence d’une échographie tout à fait normale, tandis que des ovaires d’aspects polykystiques à l’échographie n’équivaudront pas nécessairement à un diagnostic de SOPK. Environ 20 à 30 % des femmes en âge de procréer ont des ovaires polykystiques, mais seulement la moitié d’entre elles présentent les signes ou les symptômes du SOPK.  

Il est donc tout à fait possible que des erreurs de diagnostic soient commises.  

 

Peut-il y avoir un rapport entre SOPK et dysplasie fibreuse ? 

Une étude récente a exploré les liens entre le syndrome de McCune Albright (classiquement défini par une triade clinique comportant une dysplasie fibreuse des os, des tâches cutanées « café au lait » et une puberté précoce) et le syndrome des ovaires polykystiques (Ghidei L, Bruno-Gaston JA, Guner JZ, Dietrich JE. Prevalence of Polycystic Ovary Syndrom in Patients With McCune Albright Syndrome…)  

Les résultats de cette étude suggèrent que les personnes de sexe féminin atteintes du syndrome de McCune Albright ont une prévalence statistiquement plus élevée de SOPK. Ces résultats justifient des études supplémentaires pour déterminer si le risque accrut de SOPK peut-être associé à la puberté précoce, au traitement de la puberté précoce ou à d’autres facteurs.  

 

Existe-t-il un lien entre endométriose et SOPK ?  

Il n’est pas rare de voir à la fois un SOPK et une endométriose chez une même femme. 

Certains experts pendent que les deux affections sont liées d’une manière ou d’une autre, et révèlent une prévalence de l’endométriose chez les patientes atteintes du SOPK.  

L’une des explications avancées par les scientifiques est que les niveaux élevés d’androgènes et d’insuline caractéristiques du SOPK pourraient indirectement augmenter l’œstradiol et donc le risque de l’endométriose.  

LUNA vous aide :

LUNA vous propose de réaliser le test LunaEndoScore®, le Dispositif Médical certifié CE d’aide au diagnostic de l’endométriose, qui vous permettra de connaître votre propre risque d’endométriose en répondant à un questionnaire fondé sur une expertise médicale.

Usage prévu

LunaEndoScore® a pour objectif d’aider au dépistage de l’endométriose par le calcul d’un score de risque déterminant la probabilité d’être affectée par l’endométriose à partir des réponses des utilisatrices à un questionnaire.


Ecrit et validé par Clara, alias Les Natives.

Clara a fondé Les Natives afin d’aider les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) à reprendre le contrôle sur leur santé et mieux vivre la maladie au quotidien. 

Son intérêt pour le sujet a débuté lorsque a elle-même été diagnostiquée. Elle a rapidement constaté que les connaissances disponibles au grand public n’étaient que peu nombreuses et/ou peu fiables. Elle a alors décidé de s’informer elle-même à grands coups de littérature scientifique sur ce syndrome encore « méconnu », peu diagnostiqué, et peu traité (oui, oui, comme l’endométriose 10 ans en arrière !). Avec l’aide de son médecin généraliste et l’accompagnement de la médecine non conventionnelle (naturopathie, micronutrition, acupuncture, shiatsu), elle a commencé à mettre en œuvre les stratégies et solutions apprises au gré de ses lectures, pour progressivement trouver un équilibre et inverser ses symptômes. 

Avec Les Natives, Clara met à disposition tout ce qu’elle a appris, pour aider les femmes atteintes du SOPK : comment changer ses habitudes pour mieux gérer les symptômes, restaurer l’équilibre hormonal, et comment accéder à une prise en charge adaptée plus rapidement. 

Elle est également la fondatrice d’Ovalab Inc. Qui redéfinit l’approche thérapeutique du syndrome des ovaires polykystiques et repense l’expérience des patientes en combinant innovation technologique et médecine intégrative. 


Lire aussi : LUNA vous explique : Les troubles digestifs dans l’endométriose