Qu'est-ce que l'inflammation ?

L’inflammation est une réaction naturelle de l’organisme qui se produit quand il est confronté à une agression extérieure.

Cette agression est le plus souvent d’origine infectieuse, traumatique ou alimentaire ; et suite à elle, le corps se défend pour rétablir l’équilibre qui a été rompu. On parle d’inflammation aigüe, lorsque l’invasion est soudaine et de durée brève, alors qu’on qualifie l’inflammation comme chronique lorsque le trouble est répété et dure dans le temps.

L’inflammation aigüe est facilement identifiable (rougeur, œdème, chaleur, douleur), comme suite à un coup reçu ou une chute, alors que l’inflammation chronique est plus sournoise et compliquée à mettre en évidence. Elle se traduit par un état inflammatoire dit de “bas grade” avec des symptômes variables : douleurs, troubles digestifs, variations du poids, troubles de l’humeur etc.

Le lien entre les maladies inflammatoires chroniques et la dysbiose intestinale est de plus en plus validé scientifiquement. Le premier facteur à l’origine d’une dysbiose est l’alimentation. Certains aliments déséquilibrent très vite le microbiote intestinal : les sucres rapides, le gluten (qui altère la barrière intestinale), les produits laitiers, la viande rouge…

L’alimentation moderne, ultra transformée, avec ses additifs, produits acidifiants, perturbateurs endocriniens, colorants, pesticides, métaux lourds, sa pauvreté en fibres et en bons acides gras fait qu’aujourd’hui l’adage avant de commencer un repas n’est plus “bon appétit” mais “bonne chance” !

L’accumulation de facteurs de risques de dysbiose et donc d’inflammation chronique, explique que la prévention est l’arme la plus efficace pour maintenir la santé. Il est plus logique et utile d’adapter son alimentation en mode “anti inflammatoire” plutôt que de prendre des médicaments anti-inflammatoires (qui feront eux-mêmes d’autres dégâts au niveau de la paroi digestive, de l’estomac, des reins, du foie…).  C’est pourquoi il est conseillé à toute personne atteinte de maladie inflammatoire chronique d’adapter son régime alimentaire sur ce mode d’alimentation spécifique.

En quoi consiste l'alimentation anti-inflammatoire ?

Les sucres et l’hyperglycémie augmentent la production de composés pro-inflammatoires. Les fibres, à l’inverse, ont une action hypoglycémiante (en ralentissant le passage du sucre dans le sang via la paroi digestive) et donc anti-inflammatoire. Il faut donc limiter les sucres raffinés (sucre blanc) et privilégier les aliments à charge glycémique basse (fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes).

La consommation trop importante d’aliments acidifiants participe également à l’inflammation. Parmi eux on retrouve les protéines animales (viandes, produits laitiers), les céréales raffinées (farines blanches) ainsi que le café et l’alcool. On peut compenser cette acidification par des produits alcalinisants (fruits et légumes, graines germées, herbes et épices, algues…).

Les graisses (ou acides gras) sont des composés alimentaires indispensables au bon fonctionnement du corps. Il faut cependant faire bien attention et savoir les différencier : acides gras saturés ou insaturés, oméga 3 ou oméga 6, végétaux ou animaux… certains étant pro-inflammatoires en excès (oméga 6) et d’autres anti-inflammatoires (oméga 3). Le plus important, étant comme souvent, l’équilibre entre chacun (et en particulier entre oméga 3 et oméga 6), ainsi qu’un mode de cuisson adapté (attention aux cuissons trop fortes !).

En résumé, l’assiette anti-inflammatoire idéale sera une assiette équilibrée (protides, glucides, lipides), colorée et variée, composée de plus de végétaux, de fibres et de produits riches en oméga 3, de moins de sel et de protéines animales, et uniquement de céréales et de sucres complets (non raffinés).

Il est aussi recommandé de consommer des produits bruts (non transformés, à cuisiner soi-même) et locaux (en circuits courts et issus de l’agriculture biologique) ainsi que de produits de la filière oméga 3 (œufs issus d’animaux nourris aux graines de lin par exemple). Il est également impératif de prendre le temps de manger, de mastiquer plus avant de déglutir et de s’hydrater de manière plus régulière.

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Pourquoi l'alimentation anti-inflammatoire est conseillée aux femmes atteintes d'endométriose ?

L’endométriose est un exemple assez typique d’une maladie inflammatoire chronique, difficile à diagnostiquer et souvent méprisée par les professionnels de santé. Dans la prise en charge de l’endométriose, le traitement hormonal est indiqué pour limiter l’évolution de la maladie et ses conséquences sur la vie quotidienne et la fertilité des patientes touchées. L’alimentation anti-inflammatoire va, pour sa part, diminuer les symptômes digestifs, le syndrome prémenstruel, la fatigue chronique et les douleurs (articulaires, tendineuses, musculaires…) en s’attaquant à la composante inflammatoire de la maladie.

Ecrit et validé scientifiquement par Dr Crest-Guilluy

Rédactrice en chef de la revue du SNJMG pendant plusieurs années, elle a défendu les internes en médecine générale et a écrit un ouvrage pour témoigner des conditions de leur formation.
Diplômée en psychologie médicale, elle est experte en “burn-out” et tente de faire reconnaître cette pathologie face à laquelle les médecins sont particulièrement vulnérables. 

Dr Marine Crest-Guilluy est également spécialisée en micronutrition et dans la prise en charge des troubles liés au microbiote intestinal.  

Ayant une approche globale du patient, elle assure un suivi en médecine intégrative et fonctionnelle. 

Dr Marine Crest-Guilly propose une prise en charge allopathique conventionnelle mais également des thérapeutiques complémentaires comme l’aromathérapie, la phytothérapie, la gemmothérapie, l’oligothérapie.